Mardi 22 juillet 2008 2 22 /07 /2008 09:24

 

 Certes, la réforme des institutions est passée à une voix près. A une voix près pour remporter les 3/5ème des votes, rappelons le tout de même. Soit 539 voix pour, 357 contre. La Vème république s’adapte donc à son temps. Entre assouplissements et étirements des pouvoirs : renforcement du rôle du parlement, activation directe des citoyens , limitation à deux mandats pour le président de la république…

 

 

Exécutif
Le président ne pourra pas exercer plus de deux mandats consécutifs. Il pourra s'exprimer devant le Parlement (députés et sénateurs) réuni en congrès. Les ministres, élus au Parlement, retrouveront automatiquement leur siège, en cas de renvoi ou de démission du gouvernement.


Parlement
L'ordre du jour sera partagé entre le gouvernement et les assemblées. Les parlementaires pourront s'opposer aux plus hautes nominations du président, à la majorité des trois cinquièmes. Le recours à l'article 49-3, qui permet au gouvernement d'adopter un texte sans vote, sera limité à un texte par session, en dehors du budget et du financement de la Sécurité sociale.

Citoyens
Un référendum pourra être organisé à l'initiative d'un cinquième des parlementaires et un dixième des électeurs. Les citoyens pourront contester la constitutionnalité d'une loi devant le Conseil constitutionnel.

 

 

Qu’on le veuille ou non, la constitution se modernise. Là est l’essentiel. Oui, c’est bien là une victoire de la démocratie. Certains pays aimeraient bien être à notre place. Les hommages de l’étranger ne manquent pas pour saluer la France, terre des droits et des libertés.

L’heure n’est pas à arroger la victoire à qui que ce soit. On notera tout de même le dégoût de François Hollande « un mauvais jour pour la république ». Le porte parole des socialistes rêvait d’un « non ».  Alors que la gauche, à la présidentielle, comme aux législatives appelait cette réforme. En leur temps, les socialistes avaient eu la possibilité de moderniser la copie de la Vème république. Les mots sont une chose, le courage, une autre.

Quant à François Bayrou, le chantre du modem, il ne sait plus quoi faire pour parler de lui. Heureux d’avoir livré bataille jusqu’au bout pour le « non ». Le « non » à Nicolas Sarkozy,  pas forcément à la constitution. Car au Modem, l’intérêt général, « on connaît pas », en voilà le dernier exemple. François Bayrou s’est encore ramassé. Comme dans la vie, les chiens aboient, la caravane passe!

 

Douce France…

 

Karl OLIVE

 

 

Par K.O. - Publié dans : Politique - Communauté : COEUR DE POISSY
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