Il y avait quelques semaines que l’on n’avait entendu parler ou
s’exprimer le président du modem.
Il faut dire que les occasions se font de plus en plus rare pour faire du buzz et « exister ».
L’invitation de Richard Bertrand, chef de fil du modem à Poissy, lui en a
donné l’occasion lors de l’énième inauguration de sa permanence en cité Saint-Louis.
Il faut dire qu’à l’heure où le modem se marginalise de plus en plus dans l’hexagone, l’offrande du disciple pisciacais est un sacré
faire-valoir pour le président palois. Car, plus sérieusement, et pour en revenir aux affres locales, personne ne saurait contester le fait que c’est Richard Bertrand qui a offert sur un plateau
aux socialistes leur élection municipale. J’ai suffisamment contesté la manière –et la vomirait longtemps encore-, mais Richard a su se donner les moyens, mettre les moyens pour découper la tête
de Jacques Masdeu-Arus. Quitte à vendre son âme au diable. Fut un temps, Richard avait fait savoir qu’un rapprochement avec la droite ne serait pas impossible pour lui. La droite n’avait pas
voulu en entendre parler. Après avoir réfléchi. Doutant de sa « fiabilité intellectuelle » avait-on rétorqué à l’époque. Lors de l’élection municipale, le capitaine du modem a confirmé
ces craintes, même si, connaissant l’homme, je sais combien il peut fourmiller d’idées pour faire avancer des dossiers.
Le Modem est un choix par défaut, opportuniste, pour faire perdre un camp, plutôt que
faire gagner le sien. Car ce sont bien les camarades de Frédérik Bernard qui sont aujourd’hui aux commandes. Depuis quelques semaines, le modem est réduit à son rôle de mise en bouche. A
l’image de ce qui se passe en France . Selon une étude menée par nos confrères du Point consacré à la marginalisation du mouvement démocrate, « le Modem n'est pas un parti moderne mais
un cercle républicain hétérogène qui éclatera à la première campagne clivante. Un parti moderne est d'abord un appareil de campagne, une logistique, un trésor de guerre, des fichiers ... mais pas
un lieu de débats conceptuels ». Là aussi, les démocraties américaines, britanniques, canadiennes ont "montré le chemin.
Quant à l’hôte de Richard Bertrand samedi dernier, il n’a pas encore manqué de parler pour ne rien dire à propos de la libération d’Ingrid Bétancourt.
Extrait :
« Le président du Modem a regretté samedi l'absence de
Jacques Chirac et de Dominique de Villepin à la cérémonie d'accueil de l'ex-otage franco-colombienne Ingrid Betancourt la veille par Nicolas Sarkozy. Aussitôt après sa libération, Ingrid
Betancourt avait remercié, mercredi à Bogota, le président Nicolas Sarkozy, son prédécesseur Jacques Chirac et son "ami", l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ».
Que Monsieur Bayrou s’occupe de son camp, même s’il ne saurait définir aujourd’hui un cap lisible. Depuis
quand le président Chirac et Dominique de Villepin l’intéressent à ce point !
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